Consultations de pages de la semaine précédente

mercredi 30 novembre 2011

il y a concerné... et concerné...

http://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/ACTUALITE/Economie/24-Heures/A-Secan-Honeywell-etes-vous-concernes-par-le-plan-de-suppression-de-site-qui-vient-de-frapper-Conde-sur-Noireau-dans-le-Calvados


A Secan-Honeywell, êtes-vous concernés par le plan de suppression de site qui vient de frapper Condé-sur-Noireau dans le Calvados ?

29/11/2011 05:18


« Pas du tout. A Vendôme, nous sommes dans un autre secteur d'activités, société de maintenance aéronautique spécialisée dans la réparation d'échangeur thermique. En fait, tout ce qui a trait au chaud et au froid dans un avion », précisait hier Frédéric Fontaine, responsable du site implanté boulevard de l'Industrie qui emploie actuellement 47 salariés. Secan-Honeywell organise d'ailleurs ce samedi matin 3 décembre une « porte ouverte » à l'intention de ses employés et de leurs familles proches. A Condé, dans le Calvados, c'est la fermeture pure et simple de l'usine de plaquettes de freins pour juin 2013 qui a été annoncée par l'équipementier américain avec, à la clef, la disparition de 323 emplois.

Reçu ce jour, suite au courrier adressé à David M. Cote, Président du groupe Honeywell, la réponse peu satisfaisante d’Adriano Palma

http://pascalallizard.unblog.fr/2011/11/30/honeywell-a-suivre/

Réunion le 08/12/2011

Bonjour Mr G.
Je prends connaissance de votre couriel. je m'empresse de vous apporter la réponse: 
- le lieu: a Bercy ( au 139 rue de Bercy)
- les participants: les représentants du personnel, les élus ( Région, maire et moi même) et Direction d'Honeywell (j'ai demandé samedi au collaborateur du ministre d'intervenir au plus haut niveau chez Honeywell) cela a été fait.
à votre disposition
Amicalement
JYC

honeywell-ni-vengeance-ni-belliqueux-mais-justice-et-reparation

http://pascalallizard.unblog.fr/2011/11/30/honeywell-ni-vengeance-ni-belliqueux-mais-justice-et-reparation/

mardi 29 novembre 2011

Management à la Boury et à la Serisay

*Management à la Boury et à la Serisay *

Depuis la semaine dernière, la direction convoque plusieurs opérateurs pour
les recadrer suite à une baisse d’activité après l’annonce du projet de
fermeture du site .Effectivement, la direction reproche au personnel
d’avoir diminué la production ce qui parait normal vu le contexte.

Lors des entretiens Mr Laberthe et Mr Sioc’Han De Kersabiec ont répété à
plusieurs reprises que la production était revenue à la normale depuis le
17 novembre mais qu’ils avaient pris le temps pour recadrer les personnes
sur des faits antérieurs.

Le délégué FO présent pendant ses entretiens a demandé à Mr Laberthe s’il
n’avait pas ralenti dans son travail ,celui-ci a répondu clairement que
lui-même avait diminué sa production à l’annonce du projet de fermeture
comme l’ensemble du personnel .Par contre celui-ci n’a eu aucun recadrage
de la direction, ce qui nous amène à penser que celle-ci ne recadre que le
personnel de la base et que les responsables sont libres de faire ce qu’ils
veulent.* Encore une fois de plus, la direction nous prouve qu’elle fait de
la discrimination entre les salariés.*

FO demande à toutes personnes convoquées par la direction de se faire
accompagner par un délégué syndical car il est certain que la direction va
chercher à virer des salariés par tous les moyens possibles !!!!!

Pour FO, il est clair que la direction cherche à sanctionner les opérateurs
de la base pour les inciter à partir dans un conflit.

*FO tient à avertir la direction que le personnel ne se laissera pas
manipuler !!!!!! Et le jour où il y aura un conflit, ce sera le personnel
qui l’aura choisi !!!!!!!!!*

                             *Fait à  Conde le 29 novembre 2011 *

                                         *Les élus FO *

Condé-sur-Noireau, ville licencié

www.liberation.fr

Reportage La fermeture d’Honeywell, premier employeur de la commune, menace des centaines d’employés.
Envoyé spécial à Condé-sur-Noireau (Calvados) Pierre-Henri ALLAIN



Le spectre du chômage s’est abattu le 19 octobre sur Condé-sur-Noireau. Le puissant groupe américain Honeywell a brutalement annoncé ce jour-là la fermeture de son usine de plaquettes de frein d’ici à juin 2013. Un séisme pour cette petite ville du Calvados qui risque de perdre son premier employeur : les 323 salariés du site sont menacés de licenciement. Le même jour, la firme annonçait la création d’une nouvelle usine en Roumanie pour fabriquer les mêmes plaquettes de freins…



Délocalisation ? Pas le moins du monde, assure l’équipêmentier automobile, qui dément tout lien entre les deux annonces. Salariés et élus locaux, qui dénoncent «le cynisme» du groupee l’entreprise, ne sont pas de cet avis. Certes, l’inquiétude planait depuis plusieurs années sur le site de Condé. Mais elle a fait place au sentiment de révolte face à un groupe qui n’a, selon les syndicats, jamais réfléchi à une alternative. «Ils ont participé à une table ronde avec les pouvoirs publics et les représentants des collectivités qui ont fait plusieurs propositions, rappelle Thierry Hebert, délégué Force ouvrière. Mais c’était juste pour faire joli. Depuis le début, ils n’ont envisagé aucune autre solution que la fermeture.»



Pérennité. Pour se justifier, la firme avance des pertes cumulées estimées à 15 millions d’euros sur cinq ans. Elle pointe également la vétusté des bâtiments et des processus de fabrication obsolètes qui ne permettent plus de répondre à la demande des clients - faute notamment de nouvelles presses à chaud. «On réclame ces presses depuis trois ans , s’insurge Thierry Hebert, et on nous a répondu qu’il nous faudrait d’abord trouver les marchés correspondants. C’est le monde à l’envers ! Comme si on allait trouver des clients près à attendre qu’on installe ensuite ces nouvelles technologies !»



Absence d’investissements, volonté de «noircir» l’état financier de l’entreprise… pour les délégués du personnel, Honeywell n’a jamais misé sur la pérennité du site. «Il y a environ trois ans, alors que la direction se plaignait de la trop grande capacité des bâtiments, les collectivités ont proposé de financer des aménagements pour en louer une partie, raconte le délégué FO. Honeywell n’a jamais donné suite. On peut aussi s’interroger sur la responsabilité de PSA, notre principal client, avec lequel on a des contrats d’exclusivité pour certains véhicules. On vient ainsi de perdre, comme par hasard, un marché sur la 207 construite au Brésil. Nous sommes aussi des victimes collatérales de la crise automobile, avec une pression constante des constructeurs sur les prix de nos produits.»



Colère. Malgré la mobilisation de toute la région, qui a fait de la sous-traitance automobile sa spécialité et en a payé le prix en raison des dégâts sanitaires provoqués par l’amiante (entrant dans la composition de certaines pièces), la volonté d’Honeywell semble inflexible. Et les élus eux-mêmes ont le sentiment de s’être fait rouler dans la farine. «Depuis le départ, nous sommes face à un groupe insincère,a déclaré le député-maire (UMP) de Vire, Jean-Yves Cousin à Ouest-France. Les dirigeants ont organisé le transfert de technologies. Le terrain à Ploesti, à 60 km de Bucarest, est retenu depuis février 2010. Vingt mois avant l’annonce de la fermeture.»



Le 19 novembre, près de 3 000 personnes, dont une centaine d’élus locaux, ont défilé dans les rues de Condé-sur-Noireau pour crier leur colère. «C’est une décision construite et préparée, insiste Pascal Allizard, le maire (UMP) de cette commune de 5 500 habitants. Les deux dirigeants nommés il y a quelques semaines par Honeywell sont des mercenaires payés pour fermer le site. Quand on leur parle d’autre chose, ils n’ont pas d’autre réponse.» La vallée de la Vere, rebaptisée «vallée de la mort» pour son amiante mortifère, pourrait ainsi dire adieu à l’un de ses fleurons industriels qui a compté jusqu’à plus d’un millier d’employés. Pour l’heure, les syndicats espèrent une intervention des ministères du Travail et de l’Industrie. De son côté, François Serizay, tout récent directeur des relations sociales du site, assure qu’Honeywell mettra tout son poids dans les futures opérations de réindustrialisation du site.

table ronde avec le Ministre

Bonjour
J'ai eu le Conseiller du Ministre au téléphone, la table ronde avec le Ministre devrait avoir lieu le 8 décembre après midi ( 16h)
Amitiés à tous
Jean Yves Cousin

Question avec demande de réponse écrite posée par Estelle Grelier, euro-députée PS au parlement européen.

lundi 28 novembre 2011

FO Metaux-> PSA


Ils attendent la mort annoncée de leur usine

lundi 28 novembre 2011

À Condé-sur-Noireau, dans le Calvados, 323 emplois sont menacés. La direction de l'équipementier automobile américain Honeywell a annoncé son intention de fermer cette usine en juin 2013. Éric et Cristina Chemin, parents de quatre enfants, travaillent tous les deux chez Honeywell. Les sentiments oscillent entre colère et angoisse.

Des cercueils et des croix jonchent symboliquement le sol, juste en face de la façade blanche de l'usine Honeywell de Condé-sur-Noireau, petite ville du Calvados. Des noms et des dates y sont inscrits. « Ici repose peut-être le sort de 323 salariés », peut-on lire.« On a pris une belle claque », lance Éric Chemin, agent de maintenance depuis 1992. Sa femme Cristina, petite blonde plutôt coquette, travaille dans l'entreprise en tant qu'agent de fabrication. La production de plaquettes de freins de l'équipementier automobile américain cessera le 30 juin 2013. Le site n'est plus rentable, selon les dirigeants.
L'annonce est tombée fin octobre. Parmi les 323 « Honeywell », 26 couples. « Chacun fait le minimum dans l'atelier, note Cristina. Il y a quelque chose de cassé et la tension monte. Comment peut-on continuer à travailler comme ça jusqu'en 2013 ? » Pas simple de mettre du coeur à l'ouvrage dans ces conditions.
À l'usine,Éric est tombé amoureux de Christina en 1996. « On s'est mariés en 1998. » Ils ont quatre enfants, âgés de 3 à 14 ans. L'avenir s'est assombri subitement pour cette famille de Saint-Denis-de-Méré. « On se réveille avec ça en tête, souffle Cristina. On pense à l'avenir de nos enfants. »
Le groupe Honeywell (ex-Valéo) a repris l'usine en 1999. La nouvelle de la fermeture a été vécue comme un coup de semonce dans cette commune de 5 800 habitants, située à la lisière du département de l'Orne. « Quand j'ai commencé, on était 1 400, se souvient l'agent de maintenance. Et puis il y a eu des licenciements. Honeywell n'a pas investi. »
Difficile néanmoins de tout quitter. La famille a construit sa vie dans ce hameau, les enfants y ont leurs copains. « Notre maison n'est pas finie de payer, poursuit Cristina, toute jeune quadragénaire. On est trois ou quatre dans le quartier à travailler à l'usine. Les maisons ne vaudront plus rien si tout le monde vend. »
Les Chemin savent qu'ils ne retrouveront pas les mêmes salaires ailleurs. Avec les primes de nuit, les ouvriers touchent environ 2 000 € par mois. « Cette usine, c'est une partie de notre vie. On s'est fait des amis, on a eu nos enfants. Quand on était plus nombreux, il y avait une super ambiance dans les ateliers. »
Double peine dans la vallée
La colère gronde dans ces familles exposées à une double peine. Ce coin du Bocage normand est surnommé la Vallée de la mort en raison des problèmes d'amiante. Durant des années, les ouvriers ont été exposés aux poussières nocives dans ces ateliers, anciennement Ferrodo, puis Valéo. Charpente, isolation, sol, le bâtiment est truffé de cette fibre néfaste. Le début des années 2000 a été marqué par de retentissants procès. Des femmes de salariés ont même été empoisonnées pour avoir lavé les bleus de leurs maris.
« Réindustrialiser le site ? interroge Eric Chemin. Mais quel patron prendra le risque d'embaucher autant de gens qui pourraient tomber malades ? » Il a passé un scanner des poumons. « Ils m'ont trouvé des traces, ils disent que c'est la cigarette. »
« On est solidaires, déclare Cristina. Ça va être un manque à gagner énorme pour les commerçants et la sous-traitance. » Les élus locaux ont proposé des alternatives à la direction, mais les discussions ont achoppé. Son mari ne se fait guère d'illusions. « On va continuer à se battre, mais c'est un dialogue de sourds. On ne pèse rien face à cet ogre. »
Le bras de fer avec le géant américain se poursuit à Paris, dans les ministères. À 42 ans, Éric estime qu'il aura un peu plus de chance que certains de ses collègues avec son diplôme de maintenance. « Le repas de Noël va sans doute être bizarre cette année », avance-t-il. Le moral tient bon malgré tout, le couple s'amuse parfois de la situation. Leur patron ? « Un liquidateur à la Léon ! » (Allusion au film de Besson.)
Honeywell emploie 3 600 salariés en France et 120 000 dans le monde. « Ils engrangent des bénéfices et préfèrent faire du profit ailleurs ! » Dernièrement, 2 700 personnes ont manifesté pour exprimer leur sentiment d'injustice. Proches, commerçants, enseignants, élus, sous-traitants, tous étaient dans la rue, unis.
Un territoire est plongé dans la tourmente. Depuis 1927, l'usine fait partie intégrante de l'histoire de cette ville à l'architecture un peu austère, datant de la Reconstruction. « Ça fait du bien de voir qu'on est soutenus, affirme Cristina. On a vu les plans de la nouvelle usine en Roumanie, c'est gigantesque. »
Honeywell bâtit en effet un site à 60 km de Bucarest. « Vous verrez qu'ils nous proposeront des postes là-bas ! Ils chassent les subventions, enrage Éric Chemin. Ça fait des années qu'ils ont décidé de fermer Condé. Alors, perdu pour perdu, nous durcirons le ton et il va falloir qu'ils payent ! »
Cyril CALMETS.Photo : Philippe CHEREL.

la lutte contre le temps des salariés d'honeywell

 20mn.fr le 28/11/2011 à 03h27

 industrie L'annonce d'un plan social a été retardée in extremis

Le « jeu du chat et de la souris » a commencé à Honeywell. Depuis le 19 octobre, cette usine de plaquettes de frein, qui emploie 323 salariés à Condé-sur-Noireau (Calvados), est sous la menace d'un plan social. La fermeture du site est programmée au 30 juin 2013.
Une usine en RoumanieSoutenus par toute la ville, les employés de l'usine sont déjà organisés pour lutter. A chaque petite victoire, ils veulent garder espoir. Exemple aujourd'hui : c'est ce lundi que la direction d'Honeywell devait officiellement refuser les trois plans de sauvegarde du site proposés le mois dernier par la mairie et la préfecture. Ce refus aurait officiellement signifié le début du plan social. In extremis, l'annonce a été retardée. « On l'a court-circuitée jeudi dernier en s'adressant directement à Eric Besson », explique Olivier Gaugain, délégué syndical Force ouvrière. Le ministre de l'Industrie a promis une table ronde « sur la situation et les perspectives du site », sans fixer de date précise.
Ce contretemps ne devrait pas entamer la détermination des patrons d'Honeywell à quitter la France. Pour ce groupe américain de 130 000 salariés, le site de Condé-sur-Noireau est trop grand, trop cher et trop vétuste. Depuis cinq ans, l'usine du Calvados perd de l'argent. Mais le groupe dans sa globalité reste bénéficiaire (1,7 milliard de profits en 2010), et sa situation économique devrait encore s'améliorer cette année. « Nous sommes le site de plaquettes de freins qui perd le moins d'argent du groupe en Europe, s'insurge Olivier Gaugain. Deux usines en Allemagne et en Espagne perdent plus d'argent que nous. » Selon les syndicats et la mairie de Condé-sur-Noireau, la fermeture de l'usine est programmée depuis des années. « Ils ont sciemment maquillé les comptes pour nous mettre dans le rouge », insiste Olivie Gaugain. En parallèle à la fermeture française, Honeywell compte ouvrir une nouvelle usine en Roumanie d'ici à un an et demi.
Gilles wallon
une usine et une ville marquées par l'amiante
Jusqu'à 2 700 salariés ont respiré de l'amiante tous les jours à l'usine de Condé-sur-Noireau, jusqu'à l'interdiction de la fibre cancérigène en 1996. Plus de 600 anciens salariés sont décédés depuis. Les salariés d'Honeywell qui ont commencé à travailler sur le site avant 1996 craignent « la double peine » en cas de plan social. « Qui voudra embaucher un ouvrier de plus de 40 ans qui a touché de l'amiante ? », demande Olivier Gaugain.

vendredi 25 novembre 2011

Rencontre ministérielle du 24 Novembre
Hier avait lieu une réunion préparatoire au ministère du travail pour la mise en
place d’une table ronde au niveau national.
Etaient présents :
- 2 personnes de chaque organisation syndicale
- des représentants des fédérations syndicales
- Jean-Yves Cousin, député et maire de Vire
- Pascal Allizard, maire de Condé
- Yannick Soubien Vice Président de la région
- Guillaume Coquart conseiller technique du Président de région.
- Deux conseillers du ministre de l’industrie
- Deux conseillers du ministre du travail.
Les représentants syndicaux d’Honeywell Condé ont lu la déclaration ci-contre.
Les élus, les uns après les autres, ont complété la présentation de la situation.
Les ministères ont répondu favorablement à notre demande de Table Ronde, dont
les participants seraient Honeywell, les ministres concernés, les Organisations
Syndicales, les élus locaux et éventuellement PSA. L’objectif de cette Table ronde
est le maintien de nos emplois. Le ministre de l’industrie a écrit à
D Cote en ce sens.
Le calendrier est en cours de préparation.
Les salariés, les organisations syndicales et les élus restent tous unis et déterminés dans
l’action

CGT / FO / CFE-CGC
http://www.franceinter.fr/emission-le-billet-de-francois-morel-a-quoi-ils-pensent


A quoi ils pensent ? par franceinter


À quoi il pense Julien, à neuf heures moins cinq en écoutant la radio, il viens de prendre son troisième café du matin et il tourne en rond, il n’arrive pas à rester au lit, l’habitude de se lever tôt de partie à l’usine, mais aujourd’hui il est en arrêt maladie parce que le médecin qui est passé hier soir a préféré qu’il reste à la maison, trop mal foutue, fiévreux, pas en forme, le nez qui coule, les yeux qui pleurent : un coup de froid. « Le changement de saison, c’est pas bon » a dit le docteur, c’est en défilant samedi dernier dans les rues de Condé-sur-Noireau qu’il a attrapé la mort comme il dit, ils étaient 3000 quasiment les uns près des autres, mais sans réussir à se réchauffer, ils étaient 3000 pour ainsi dire les uns serrés des autres, mais sans réussir à se consoler.
À quoi il pense Julien à neuf heures moins quatre, en écoutant la radio, le médecin lui a prescrit des antibiotiques, il le connaît bien le docteur, c’est lui qui venait pour son père mort du poumon, mort par l’amiante, il y en a eu des manifestations à l’époque, mais du monde comme samedi dernier il n’avait jamais vu. Oui je sais, 2500 selon la police, 3000 selon les organisateurs, on va pas mégoter, on va pas finasser, cela se calcule la détresse !!!, cela s’additionne le désespoir !!!, cela se chiffre la colère, qu’est-ce que cela peut foutre leurs comptes d’apothicaires…, la moitié d’une ville entière qui est dans la rue, qu’est ce qu’il leur faut de plus ?
À quoi elle pense Christelle ? la femme de Julien, à neuf heures moins trois, en écoutant la radio, elle est au bureau, le transistor fait un bruit de fond, mais elle n’arrive pas à se concentrer, dire que le mois dernier elle espérait encore un CDI, si la situation empire elle sait qu’elle est sur un siège éjectable, c’est la dernière arrivée elle avait un bon poste il y a cinq ans et puis elle s’est arrêtée de travailler à la naissance de Matthieu, Emma est arrivée un an et demi plus tard, et c’est seulement depuis janvier qu’elle a retrouvé du travail, si l’usine ferme la situation sera fragile pour tout le monde.
À quoi il pense Matthieu, à quoi elle pense Emma, à neuf heures moins deux, Matthieu est dans la grande section, Emma dans la petite. Samedi dernier, c’était la fête, ils étaient dans la rue. Matthieu tenait la main de sa mère, Emma était sur les épaules de son père, tout le monde criait, tout le monde chantait, ils y avaient tous les copains de papa, toutes les amies de maman, il y avait du bruit, de la fumée, des pétards : c’était rigolo. Le soir dans leur lit, ils criaient encore tout ce qu’ils avaient entendu dans la journée : « Non à la fermeture », ils s’amusaient bien surtout quand ils ont essayé de prononcer le mot délocalisation, Emma riait beaucoup en sautant sur le lit en hurlant « décacalisation », et puis papa est arrivé en colère, il a dit cela suffit, il a poussé des cris et depuis Matthieu a mal au ventre ce soir-là et depuis tous les soirs il a aussi du mal à s’endormir, il voit bien que plus rien n’est comme avant. Emma, elle, s’ennuie un peu à la maternelle, elle n’a qu’une idée en tête retourner crier samedi prochain dans la rue sur les épaules de papa.
À quoi ils pensent, en ce vendredi matin Julien, Christelle, Matthieu, Emma et tous les autres. À quoi ils pensent tout les dirigeants, les actionnaires anonymes qui décident de fermer une usine, d’aller chercher en Roumanie de la main d’œuvre moins cher.
À quoi ils pensent ceux qui savaient le danger, mais envoyaient quand même des ouvriers dans des usines aimantées.
À quoi ils pensent ceux qui aujourd’hui détruisent des vies pour leur seul profit. Ce soir, comme tous les soirs, quand Matthieu, Emma seront couchés, quand Christelle s’ennuiera toute seule devant la télévision. Julien regardera le ciel de la terrasse en fumant une cigarette il pensera au récent discours culpabilisateur au sujet d‘une quatrième journée de carence en cas d’arrêt maladie. Julien en scrutant la lune et les étoiles se dira que tout le monde ne vit pas sur la même planète.

jeudi 24 novembre 2011

l’idée d’une table ronde à Paris se précise

 http://www.ouest-france.fr/

Entreprise Honeywell (Condé-sur-Noireau): l’idée d’une table ronde à Paris se précise

Social jeudi 24 novembre 2011

Des élus du Bocage et des syndicalistes d’Honeywell ont rencontré, ce jeudi, des représentants des ministres de l’Industrie et du Travail. La volonté d’organiser une table ronde dans un des ministères avec syndicalistes, élus et la direction d’Honeywell a été réaffirmée. « On nous a confirmé que cette réunion se fera, explique Olivier Gaugain, de FO. La seule incertitude concerne la présence ou non du groupe PSA. Nous, nous souhaiterions qu’il soit représenté. » PSA est le plus gros client du site Honeywell de Condé-sur-Noireau (Calvados), qui emploie 323 personnes.

mercredi 23 novembre 2011

Une table ronde sur l'usine Honeywell

AFP Publié 
Le ministre de l'Industrie Eric Besson a annoncé mercredi la tenue prochaine d'une table ronde pour faire un point sur la situation de l'usine de Honeywell, dans le Calvados, menacée de fermeture.


"Nous tiendrons très prochainement une table ronde sur la situation et sur les perspectives du site", a déclaré M. Besson à l'Assemblée nationale.

Le groupe américain a annoncé à la mi-octobre la fermeture en juin 2013 de son site français spécialisé dans la fabrication de plaquettes de freins automobiles de Condé-sur-Noireau, qui emploie 323 salariés.

Selon les syndicalistes, Honeywell invoquait des "outils devenus obsolètes", "un bâtiment vétuste et trop grand" et la présence de "tous (ses) concurrents en Europe de l'Est" pour justifier la fermeture du site, anciennement Ferodo-Valéo, qui a employé jusqu'à 2500 personnes dans les années 1970. Il avait annoncé le même jour l'ouverture d'une nouvelle usine en Roumanie

"J'ai convoqué les dirigeants de l'entreprise pour leur demander des explications. Je leur ai demandé de suspendre la mise en oeuvre de ce plan", a fait savoir M. Besson. "Je viens d'interpeller le président mondial de Honeywell. Je veux que le groupe identifie de façon loyale et transparente les fabrications capables de succéder aux productions actuelles", a-t-il ajouté, en estimant que le groupe américain "devra contribuer au maintien de l'activité industrielle pour protéger les emplois des 323 salariés concernés".

Le groupe américain a repoussé au 28 novembre le lancement de son plan social, à la demande des pouvoirs publics, afin de tenter de trouver une alternative à la fermeture.


Dossier Honeywell Condé : Jean-Yves Cousin... par JYCOUSIN
http://www.jeanyvescousin.fr/

Honeywell : Jean-Yves Cousin interroge le Ministre

Mercredi 23 novembre 2011

Cet après-midi, à l'Assemblée nationale, Jean-Yves Cousin a interpellé Eric Besson, ministre de l'Industrie du Gouvernement pour dénoncer avec vigueur le comportement des dirigeants du groupe américain Honeywell qui aurait planifié la fermeture du site de Condé-sur-Noireau (14) depuis plusieurs mois.

Une méthode que le parlementaire du Calvados juge totalement inacceptable d'autant que le groupe américain prévoit, dans le même temps, d'implanter une nouvelle usine en Europe de l'Est avec des subsides de l'Etat roumain.

www.jeanyvescousin.fr
Site de Jean-Yves Cousin, député-maire UMP de Vire, Assemblée nationale, 6e circonscription du Calvados (Vire, Saint-Sever, Vassy, Beny-Bocage, Villers-Bocage, Evrecy, Bourguébus, Thury-Harcourt, Aunay-sur-Odon, Condé-sur-Noireau)
CE du 23/11/2011
Suspendu …


Ce jour avait lieu la 2ème réunion de CE portant sur la lecture du Livre II avec l’ensemble des organisations syndicales ( nouveaux et anciens membres)


La réunion a très vite été écourtée. La Direction n’a pas répondu aux questions qui leur avaient été posées le 16 Novembre au sujet des Chapîtres 1, 2 et 3 balayés lors de la dernière réunion du 09 Novembre.

Ne souhaitant pas continuer sans ces éléments de réponse, le CE a demandé une suspension de séance et a donc voté la motion suivante :

Monsieur,

Veuillez trouver ci dessous la copie de la motion votée par l’unanimité du CE ( 4 voix ) lors de la réunion CE extraordinaire de ce matin.

Le CE demande la suspension de cette réunion tant que nous n’avons pas la totalité des réponses écrites, détaillées et motivées aux 26 questions remises par le CE le 16 Novembre 2011. De plus, le CE demande un délai permettant l’analyse de celles-ci.
Le CE demande aussi le rapport de la société MWH que vous vous étiez engagés à nous donner.
Le CE décide de suspendre cette réunion jusqu’à l’obtention des réponses à nos demandes.

Cordialement


Le CE reprendra lorsque nous aurons l’intégralité des éléments demandés nécessaires à la bonne analyse des premiers chapitres du Livre II

Le CE - le 23/11/2011-
Travaux parlementaires > Comptes rendus > Compte rendu analytique
Compte rendu analytique officiel du 22 novembre 2011


SÉANCE
du mardi 22 novembre 2011
25e séance de la session ordinaire 2011-2012
PRÉSIDENCE DE M. THIERRY FOUCAUD,VICE-PRÉSIDENT
SECRÉTAIRES : M. ALAIN DUFAUT, MME ODETTE HERVIAUX.
La séance est ouverte à 9 h 30.
Le procès-verbal de la précédente séance, constitué par le compte rendu analytique, est adopté sous les
réserves d'usage.
QUESTIONS ORALES
M. le président. - L'ordre du jour appelle dix-huit questions orales.
Usine de Honeywell de Condé-sur-Noireau
M. Jean-Pierre Godefroy. - J'associe Mme Goulet, sénatrice de l'Orne, à ma question.
En juin 2013, l'usine de Honeywell à Condé-sur-Noireau va fermer. C'est un choc, surtout après la fermeture de Moulinex en 2001. La surprise a fait place à la colère, d'autant que Honeywell annonce des bénéfices très importants et l'ouverture d'une usine en Roumanie qui pourrait bénéficier d'aides européennes.
Les collectivités ont fait des propositions pour le maintien de l'entreprise en Normandie, mais les dirigeants de Honeywell ne veulent rien entendre. Même le représentant de l'État a condamné leur attitude. De fait, ils veulent quitter l'Europe de l'Ouest pour s'implanter à l'Est. Que compte faire le Gouvernement pour éviter cette fermeture et pour que les fonds européens ne servent pas à délocaliser des usines françaises en Roumanie ?
M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation.
- Veuillez excuser M. Besson, retenu comme Mme Pécresse.
Le groupe Honeywell a effectivement annoncé son intention de fermer cette usine.
M. Besson a demandé à ses dirigeants de suspendre leur décision. Mais ils invoquent des pertes importantes
sur le site de Condé depuis cinq ans. Un groupe de travail a été réuni. Les réunions de la semaine dernière en préfecture n'ont pas donné satisfaction. À la demande du député Cousin, le ministre de l'industrie va organiser une table ronde sur cette question. Le Gouvernement souhaite bien entendu le maintien de ces 323
emplois. Il mobilisera tous les outils publics pour défendre le tissu industriel, comme il l'a fait à Flers pour Faurecia. À ce titre, Honeywell sera invité à participer à des investissements directs ou à des activités de revitalisation.
Condé conservera ses activités industrielles et ses emplois.
M. Jean-Pierre Godefroy. - Je prends acte de l'annonce de cette prochaine réunion. Le groupe Honeywell doit comprendre la situation particulière à cette commune. Les salariés de Condé craignent que leur exposition à l'amiante les empêche d'être reclassés.
Il faut maintenir l'activité économique dans cette région.

François Serizay : « On passe à une autre étape du processus » - Condé-sur-Noireau

mercredi 16 novembre 2011

François Serizay, directeur des affaires sociales d'Honeywell.
François Serizay, directeur des affaires sociales d'Honeywell, évoque la suite de la procédure après la rupture des discussions entre la direction et les pouvoirs publics.
La suite de la production
« Les volumes sont en déclin, les produits sont en fin de cycle de vie, les commandes ne sont pas renouvelées. Que va-t-il rester de tout cela ? Nous avons garanti la continuité de l'emploi jusqu'en juin 2013. Je comprends la déception après l'arrêt des discussions. »
La suite des négociations
« Le projet doit faire l'objet d'une consultation légale. On passe à une autre étape du processus. Les consultations sur le volet économique du projet ont démarré. D'autres réunions sont programmées. Les représentants du personnel ont souhaité se faire assister d'un expert pour suivre nos travaux. Courant décembre, nous souhaiterions engager la négociation du volet social. Cette phase est attendue par la majorité des salariés. Beaucoup s'interrogent sur les mesures d'accompagnement. On a le temps de gérer ces reconversions. On mettra tout en oeuvre pour assurer les conditions exemplaires pour ce reclassement. Je m'assurerai que la dimension humaine soit présente. »
La réindustrialisation du site
« Nous avons pris la pleine exploitation du site à partir de 1996. L'amiante est banni depuis cette époque. Le dépoussiérage a été effectué et des examens périodiques constatent régulièrement que le site répond aux standards de la santé publique. Pendant cinq décennies, l'amiante a été présent dans cette usine. Il va falloir le moment venu remettre ce site industriel dans son état originel. Honeywell remplira ses obligations. La réindustrialisation du site se posera lors du deuxième semestre 2013. Il y a deux aspects : la remise en état industriel du site et la responsabilité de l'entreprise pour attirer d'autres emplois. C'est aussi une responsabilité des pouvoirs publics et des élus locaux. »
Le problème de l'amiante
« L'amiante n'a pas été ni de près ni de loin un élément pris en compte lors de notre décision. La législation interdit l'utilisation de l'amiante depuis 1997. Nous ne l'utilisons plus depuis 1996. Cette question n'a été abordée à aucun moment. »
Propos recueillis par
Cyrille CALMETS.

Une pièce de théâtre en soutien des salariés - Condé-sur-Noireau

vendredi 18 novembre 2011
L'association Condé service, que dirigent Catherine et Patrick Dujardin, organise deux représentations théâtrales.
« On entre aussi en résistance ! » Catherine et Patrick Dujardin organisent deux représentations théâtrales pour soutenir les salariés. « Sur les 5 € de l'entrée, 3 € seront reversés au personnel, détaille Catherine. On espère qu'il y aura du monde. »
La pièce sera jouée le 18 mars au Marché-Couvert et une première date au Royal reste à déterminer. Les huit acteurs reprendront des textes du narrateur normand Hubert Bodin. « C'est l'histoire d'un conseil municipal dans une petite commune, souligne Patrick. C'est drôle, avec du patois. On réserve la surprise sur le nom de la troupe. Elle est connue dans le coin. »
Le couple sera dans les rues samedi aux côtés des salariés. « C'est normal d'être solidaire, on a nos racines ici. Mon père a travaillé trente ans chez Ferodo, indique Catherine. À Condé, tout le monde connaît quelqu'un dans cette entreprise. »Catherine et Patrick ont créé il y a un an une association de service à la personne qui emploie aujourd'hui sept salariés. « On sait ce que c'est le chômage et on connaît le secteur automobile », ajoute Catherine. Son époux conclut : « Tout le monde doit se sentir concerné par cette fermeture. »
Calvados: manifestation contre la fermeture d'un site de Honeywell - La Dépeche
Quelque 2.500 personnes selon les gendarmes, 3.000 selon les organisateurs ont défilé samedi 19 novembre dans les rues de Condé-sur-Noireau (Calvados) pour manifester leur colère contre la fermeture prévue en 2013 de l'usine Honeywell, qui emploie 325 personnes. Durée: 01:51.



2 700 manifestants ce matin à Condé-sur-Noireau contre la fermeture d’Honeywell

Socialsamedi 19 novembre 2011

Environ 2 700 manifestants ont défilé ce samedi matin à Condé-sur-Noireau (Calvados) pour protester contre le projet de fermeture de l’usine de plaquettes de frein Honeywell, anciennement Valéo. La direction de l’équipementier automobile américain envisage de faire cesser les machines en juin 2013. 323 emplois sont menacés. Syndicats et élus ont saisi les ministères de l’Industrie et du travail. Ils veulent contester la validité du projet de plan social, à l’instar du cas de l’usine Fralib (thés Lipton et les infusions Elephant) à Géménos (Bouches-du-Rhône).

Honeywell : « Trouver une solution ou un juge tranchera » - Condé-sur-Noireau

jeudi 17 novembre 2011
Entretien
Pascal Allizard, maire de Condé et vice-président du conseil général.
Mardi, les élus ont claqué la porte de la réunion organisée avec les experts désignés par la direction d'Honeywell (lire Ouest-France d'hier). L'usine de plaquettes de freins devrait fermer en juin 2013. 323 personnes seront licenciées.
Après la rupture des discussions avec les dirigeants d'Honeywell, quelles sont désormais vos marges de manoeuvre ?
Le dialogue est rompu avec les interlocuteurs locaux qui sont payés uniquement pour fermer l'usine. Depuis un mois, nous n'avons pas avancé et on nous ressert le même sketch. C'est inacceptable. Je veux désormais nouer un contact direct avec les dirigeants américains. Il y a peut-être une possibilité de revenir sur cette décision en tapant au plus haut niveau. Pour ce faire, je suis à Paris aujourd'hui (hier) pour activer mes réseaux économiques et politiques.
La sauvegarde du site semble tout de même bien compromise.
Il faut tenter notre infime chance, même s'il est vrai que l'issue est désormais très mal engagée. Si ça n'aboutit pas, on s'organisera alors pour travailler sur le plan social. Mais je suis consterné par les propos de François Serizay (1). Depuis le début, ces dirigeants font tout pour nous prouver que l'usine perd de l'argent sans chercher de solutions. Ce discours n'a qu'un objectif : matraquer le message pour justifier la fermeture. Il dit qu'il n'a jamais été question d'un cahier des charges, mais le préfet le réclame depuis un mois.
Envisagez-vous une action en justice pour contester ce projet ?
On attend de connaître la démarche de l'entreprise. On devrait reparler de tout cela bientôt. Il y a tout un tas de choses de contestables aux yeux de la loi. Une chose est sûre : nous avons un excellent dossier.
Il faudra aussi sans doute bientôt évoquer l'avenir du site...
Là encore, il faut rester sérieux. Malgré ce que disent les dirigeants, il faudra dépolluer cette usine. C'est d'ailleurs écrit noir sur blanc sur un des documents de l'entreprise. Il y a de l'amiante et d'autres risques comme la pollution des revêtements au sol. Il n'existe pas d'autres solutions que la destruction complète du site.
Qu'attendez-vous de la manifestation de samedi ?
Nous souhaitons qu'un maximum de gens se mobilisent à 10 h 30 devant la mairie. Nous avons encore les moyens d'être en résistance. Nous avons envoyé des courriers chez tous les habitants de l'intercommunalité. Je ne suis pas belliqueux, mais je considère cette décision intolérable. Le préjudice que va causer la direction d'Honeywell nécessite réparation. Soit on trouve une solution pour négocier, soit un juge tranchera.
Propos recueillis par
(1) Le directeur des affaires sociales a accordé à Ouest-France un entretien dans le journal d'hier.
Cyrille CALMETS.

http://www.lagazettedescommunes.com


Condé-sur-noireau a les preuves d’une

 fermeture arbitraire de son usine 

de plaquettes de freins




Le maire de Condé-sur-noireau dit avoir en sa possession
une analyse économique et comptable qui démontre
une mise en perte programmée du site industriel Honeywell,
troisième pôle d’emploi dans la commune.
Dès qu’il a eu entre les mains ce dossier, avec un « compte de résultat redressé » prouvant que des décisions volontairement inappropriées ont précipité la perte de l’usine de plaquettes de freins Honeywell à Condé-sur-Noireau (5820 habitants), son maire, Pascal Allizard, a interpellé la présidence du groupe industriel américain et a voulu une contre-proposition constructive lors des négociations du 15 novembre.
Négociations avortées - Des négociations tenues en préfecture, en présence de parlementaires et d’élus régionaux et départementaux mais qui ont tourné court. « Les représentants d’Honeywell ont une nouvelle fois justifié leur décision inacceptable alors qu’ils étaient censés présenter les conditions d’un projet alternatif », dénonce Pascal Allizard qui refuse de continuer « cette mascarade ».
Se référant au dossier de quinze pages atterri sur son bureau début novembre, il dénonce comment, depuis 5 ans, un management européen du groupe Honeywell aurait “mis en perte” le site de Condé pour en obtenir la fermeture. « Un autre document présente les pertes de la division « Matériaux de Frictions (HMF) » : elles sont effectivement très importantes, mais pas à Condé ! écrit sur son blog Pascal Allizard. Enfin, il nous est expliqué les erreurs de choix technologiques qui auraient été faites par ces dirigeants européens alors que Condé, lui, était sur le bon process !!! En fait, une seule question me choque : à qui profite ce crime ? »
Des collectivités esseulées - Un crime dont les élus bas-normands ne veulent pas être complices. Laurent Beauvais, président du conseil régional de Basse-Normandie, a également fait remarquer combien les collectivités se retrouvent seules dans la bagarre : « Quelle est la force des territoires face à la force des marchés ? C’est la question qui est posée aussi aujourd’hui. »
Honeywell projette de fermer en juin 2013 son site de Condé-sur-Noireau, qui emploie 323 personnes, sur les arguments d’outils obsolètes, de bâtiment vétuste et trop grand, de concurrence en Europe de l’Est, et a fait le choix de se délocaliser en Roumanie. Face à cette décision, Condé-sur-Noireau entre dans une nouvelle phase « de résistance ». Les salariés de l’usine menacée organisent une manifestation samedi 19 novembre et les élus envisagent sérieusement d’aller devant les tribunaux, preuves à l’appui.
Publié le 16/11/2011 | 17:40

Honeywell: la colère monte

Par Marc Sadouni 
Le personnel a planté des croix devant l'usine.
Le personnel a planté des croix devant l'usine.
France 3
Les salariés sont écoeurés, convaincus que l'entreprise a volontairement lâché le site


Aujourd'hui, l'exaspération est montée d'un cran, à Condé-sur-Noireau, après l'échec de la réunion d'hier.Comme vous le constaterez dans le reportage, les gens ne mâchent pas leurs mots.





François Serizay, directeur des relations sociales, a beau expliquer que Honeywell a étudié toutes sortes de scénarios, plus personne n'y croit.
Le désespoir s'installe, tandis que les représentants du personnel continuent à se battre bec et ongles.

Les délégués du personnel exigent une nouvelle table ronde, mais au plan national, et appellent à une participation massive à la manifestation de samedi prochain.

Le reportage d'Erwan de Miniac et Guillaume Le Gouic:


Honeywell, le désespoir des salariés par france3bassenormandie_845
Le préfet du Calvados condamne l'attitude d'Honeywell qui ferme un site
 

Le préfet du Calvados a condamné mardi l’attitude de la société Honeywell qui va fermer une usine employant 325 personnes en juin 2013 à Condé-sur-Noireau, déplorant de la part de l’entreprise américaine l’absence d’une "volonté sérieuse d’examen des alternatives".
Lors d’une réunion avec les élus locaux mardi matin, le préfet Didier Lallement a "constaté" qu’Honeywell "n’a pas présenté d’éléments visant un maintien d’une activité viable", indique dans un communiqué le représentant de l’Etat. Les élus locaux ont en conséquence quitté la table de négociation.
Cette "position" d’Honeywelll que "condamne" le préfet "conduit ainsi à la fermeture du site de Condé-sur-Noireau et à la mise en oeuvre d’un plan social sans volonté sérieuse d’examen des alternatives", précise l’Etat.
Le groupe américain avait annoncé le 19 octobre sa volonté de fermer le site avant de repousser au 28 novembre le lancement de son plan social, à la demande des pouvoirs publics, afin de tenter de trouver une alternative à la fermeture.
Un groupe de travail réunissant direction et élus locaux s’était réuni le 2 novembre puis ce mardi.
Le maire UMP de Condé-sur-Noireau Pascal Allizard accuse de son côté la direction d’avoir volontairement imposé les mauvais choix technologiques au site afin de le plomber et de le fermer. M. Allizard, aussi vice-président du conseil général, dit s’appuyer sur un document de 14 pages qui lui a été transmis anonymement.

Source : AFP 
Date : 16/11/2011
Les élus dénoncent le double jeu de la société Honeywell

Honeywell : fin du "simulacre"

Par Pierre-Marie Puaud (avec Jérôme Ragueneau) 
De gros nuages noirs sur l'usine Honeywell de Condé sur Noireau qui fermera en 2013
De gros nuages noirs sur l'usine Honeywell de Condé sur Noireau qui fermera en 2013
Thierry Cléon / France 3 Basse-Normandie
Les élus ont rompu les discussions avec le groupe américain qui souhaite toujours fermer l'usine de Condé sur Noireau.


La deuxième réunion dite "technique" qui réunissait les représentants de l'entreprise et les élus a tourné court ce mardi 15 novembre à la Préfecture de Caen. "On ne veut plus entretenir d'ambiguïté", explique Laurent Beauvais. Le président socialiste de la Région déplore qu'Honeywell n'envisage pas "un autre schéma que celui de la fermeture".



Au cours de cette réunion de travail, le groupe américain devait donner le détail de ses besoins dans l'hypothèse d'une reconstruction de l'usine de Condé sur Noireau. Les élus présents à cette réunion, qui ont tenu une conférence de presse, affirment que l'entreprise n'a fourni aucun élément concret.

"C'est un constat d'échec", déclare Pascal Allizard. Le maire de Condé sur Noireau préfèrent que s'arrête cette"mascarade". "La démarche n'était pas sincère, les masques tombent" accuse le député UMP Jean-Yves Cousin. "Dès février 2010, un terrain était retenu en Roumanie" affirme-t-il encore, faisant référence au projet de construction d'une nouvelle unité de production de plaquettes de freins près de Ploiesti.


Honeywell, négociations rompues par france3bassenormandie_845
A la fin du mois d'octobre, les dirigeants d'Honeywell avait pourtant accepté de suspendre le plan social afin de laisser une chance à des solutions alternatives à la fermeture. Mais depuis, le maire de Condé-sur-Noireau a révélé être en possession d'un document "accablant", montrant les errances du management et la volonté délibérée d'aboutir à la fermeture de l'usine.

Une manifestation réunira les salariés, les élus et les habitants ce samedi 19 novembre. Aujourd'hui, "une autre forme de résistance commence" tempête Pascal Allizard qui veut déplacer la bagarre "sur le terrain juridique". L'usine d'Honeywell emploie 323 personnes. La fermeture est plus que jamais prévue en juin 2013.